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PVT – L’achat de notre voiture au Québec

26 octobre 2020

Hello!
On se retrouve aujourd’hui pour un nouvel article sur l’achat de notre première voiture au Québec! Après l’arrivée, la quatorzaine, le boulot, le logement, l’ameublement, il nous manquait une chose « essentielle » : la voiture. Ou notre « char » comme on dit ici 🙂 ! C’est chose faite, nous sommes propriétaires de notre voiture!

Alors comment cela s’est passé pour nous ? Par qui sommes nous passés et quelles sont les démarches à effectuer ?

En vérité, cela a été beaucoup plus simple qu’il n’y parait. C’est d’ailleurs incroyable car depuis que nous sommes arrivés à Montréal, toutes les démarches administratives sont d’une simplicité sans nom (l’article sur nos démarches est ici).

1. Quel véhicule?

Bien sur, la première étape a été de nous mettre d’accord quant au véhicule que nous souhaitions avoir. De mon côté, je ne souhaitais pas une grosse berline, j’étais plutôt petite citadine mais je me suis dit « Avec la neige, comment on va s’en sortir et surtout est ce qu’on va la retrouver sous des mètres de neige? ». Ensuite je me suis tournée vers les SUV parce que, « c’est l’Amérique » et je trouvais ça plutôt confort et, prendre de la hauteur sur les routes me « rassurait ». De son côté, Arnaud lui cherchait plutôt des berlines mais était aussi OK pour les SUV (même s’il m’a dit : « je ne comprends pas, tu ne veux pas de grosses voitures mais ça c’est quand même très gros »). Bref.

En fait, après nous être fixé un budget, on a vite vu que les SUV ça n’allait pas être possible. En tout cas, si on voulait : peu de kilomètres et qui datait d’après 2012, il fallait être réaliste, on ne trouverait pas.

Suite à l’article d’Hélène, nous nous sommes donc tournés vers Accès Véhicule Québec.

2. Accès véhicule Québec

Pour l’histoire, AVQ a été créée par deux jeunes entrepreneurs français installés au Québec depuis plusieurs années et offrent leurs services afin de nous aider à la recherche d’un véhicule au Québec. Ils sont supposés : faire les recherches selon les critères, nous proposer un/plusieurs véhicules correspondants, effectuer les vérifications nécessaires sur le véhicule puis nous accompagner pour le changement de permis et l’immatriculation du véhicule.

Après avoir rempli leur formulaire de contact et entrer nos critères, nous attendions qu’AVQ nous contacte. Nous avons patienté plusieurs jours avant d’avoir enfin quelqu’un qui nous a finalement renvoyé vers un de leur site partenaire. En fait, il nous a laissé faire nos propres recherches sur le site, en sélectionnant des véhicules.

Nous en avions trouvé un qui nous plaisait plutôt bien et avions donc arrêté notre choix. Jusque là tout va bien. Oui, sauf que finalement, la réponse a été que « les photos pour ce véhicule ne sont pas bonnes, je reviens vers vous avec les nouvelles ». Quelques jours ont passé, et il ne nous avait toujours pas recontacté. On a vu ensuite que les photos avaient été mises à jour sur le site mais n’avions toujours aucun retour.

A ce moment là, nous avons pris les devant et avons commencé les recherches de véhicule de notre côté. On a finalement renvoyé un message à la personne d’AVQ pour prévenir que notre demande était assez urgente et qu’on ne ferait finalement pas affaires avec eux. On a vraiment eu l’impression de ne pas être aidé en passant par ce biais là, de notre côté.

3. Nos recherches et notre choix

Avant la fin de l’épisode AVQ, nous avions repris les recherches de notre côté. C’est finalement en tombant sur une annonce sur le Marketplace que nous avons découvert Autoclic. Nous avions des vues sur un SUV dans nos critères. On les a appelé le dimanche 4 octobre et ils nous ont dit qu’on pouvait venir voir les véhicules directement, en précisant que la voiture qu’on voulait voir devait passer par la mécanique car elle avait un soucis.

Nous sommes donc allés à Mascouche, chez Autoclic ce dimanche là. En arrivant, nous avons fait le tour des voitures sur le parking et avions jeté notre dévolu sur 2 : une Nissan Micra et une Mazda 3. Citadine ou Berline.

Nous avons pu essayer les 2 voitures. La première, qui nous plaisait de l’extérieur, n’était finalement pas super confort à l’intérieur. En plus, elle ne faisait pas soignée du tout. Certes, on savait que les véhicules au Québec ne se vendaient pas hyper clean, mais ça faisait vraiment vieillot et sale. Et ajouté à ça, la voiture faisait un boucan d’enfer en conduisant. Pour le deuxième essai, c’était mal parti : il n’y avait plus de batterie dans la voiture, ils ont du nous mettre une batterie de secours en plus, c’était folklo ! MAIS, la voiture était super propre, elle roulait bien, ne présentait aucun bruit suspect. Nous avons donc décidé de prendre celle-ci.

4. Etapes de l’achat

Une fois que notre décision était prise pour le véhicule, nous avons bloqué la voiture avec un dépôt (500$ en l’occurence). Comme les contrôles techniques ne sont pas obligatoires au Canada, il est de notre responsabilité de faire ce que l’on appelle une inspection du véhicule. Cela consiste à amener la voiture chez un garagiste agréé (mandataire autorisé par la Société de l’Assurance Automobile du Québec – SAAQ), qui vérifie différents points de contrôle sur la voiture. Pour vous donner une idée, ça ressemble vaguement au contrôle technique qu’on connait. Suite à ces points de vérifications, s’il y a des réparations à prévoir sur la voiture, il est du devoir du vendeur de les effectuer. Cela nous a coûté moins de 60$ (taxes incluses).

Egalement, avant de finaliser notre achat, nous avons dû vérifier si le véhicule était endetté. En effet, ici les crédits OU les amendes sont liées au véhicule, et non au propriétaire. Si l’acheteur ou le vendeur n’a pas payé une contravention (amende) qu’il a reçue, c’est l’acheteur qui récupère tout ça. Nous avons donc payé environ 3$ (je crois) pour savoir si notre véhicule était correct, en passant par le Bureau des Infractions et des Amendes.

Le mardi suivant, Arnaud a donc emmené la voiture dans un garage pour cette fameuse vérification. En moins d’une heure, c’était fait et la liste des choses à réparer n’était pas longue mais, il fallait passer par cette case. Arnaud a donc transmis les notes auprès d’Autoclic, qui nous ont assuré effectuer les réparations sur la voiture.

Le samedi suivant, toutes les réparations avaient été faites et nous sommes retournés au garage pour finaliser l’achat de notre voiture. C’était assez rapide: nous avons signé différents papiers (renonciation de prêt via le concessionnaire, de prêt tout court, des documents nécessaires à l’immatriculation…) et nous avions les clés!

Moi au volant de notre nouvelle voiture, Arnaud de celle de notre location ! La route est à nous ça y est !

5. Assurance

Pour l’assurance de la voiture, nous avons souscrit à un contrat chez La Capitale, là où nous avons pris notre assurance logement. Actuellement, nous sommes encore titulaires de nos permis français. Nous avons pris rendez-vous à la SAAQ afin de les changer pour le permis québécois. C’est nécessaire et obligatoire uniquement après 6 mois sur le territoire, mais dès qu’il y a achat d’un véhicule, on conseille de le faire CAR le prix de l’assurance auto est excessif si on garde le permis français! Pour dire, on passe du simple au double…

6. Immatriculation

Pour l’immatriculation, habituellement il est possible de le faire directement par le garage/concessionnaire. SAUF QUE, comme nous avons encore nos permis français, ce n’est pas possible. On a donc pris un rendez-vous dans un point de service de la SAAQ! Habituellement, je crois que les RDV sont rapides, sauf que là, il y avait un délai. Nous roulons donc encore avec un petit papier collé sur le pare brise arrière, et sans plaque 🙂 Mais ce sera fait sous peu…

Pour l’immatriculation, nous nous sommes donc rendus dans un bureau agréé par la SAAQ. Il fallait: le passeport, le permis de conduire, le formulaire Attestation de transaction avec un commerçant et accessoirement nos permis de travail.

Il faut savoir que des taxes sont à ajouter et à payer directement à la SAAQ. A cela s’ajoute les taxes (TPS et la TVQ). Si vous immatriculez le véhicule chez le commerçant, vous devez payer la TPS et la TVQ au commerçant à la livraison. Si vous immatriculez le véhicule à la SAAQ, vous devez payer la TPS chez le commerçant et la TVQ lors de l’immatriculation. Ainsi, lorsque nous sommes allés immatriculés notre voiture, nous avons déboursé environ 750$ supplémentaire.

Ce tarif est calculé en fonction du montant de l’achat (soit environ 10%) MAIS si vous avez convenu avec votre vendeur de mettre un prix très bas sur le certificat d’achat, la SAAQ a un registre pour vérifier et vous fera payer plein tarif si jamais vous essayiez de froder ;).

7. Notre expérience

Je vous ai dévoilé les grandes lignes. Oui mais voilà, tout ne s’est pas vraiment passé comme prévu non plus :). Il est important d’ajouter quelques précisions.

Malgré des tentatives accrues de négociation, le concessionnaire n’a rien voulu savoir et c’est bien nous qui avons du payer les réparations nécessaires à la voiture avant l’achat. Le garage se doit seulement de nous vendre un véhicule « sécuritaire ». Si les réparations à faire n’entrent pas dans ce champ, alors le garage ne les prendra pas en charge. Surprenant système mais il faut le savoir ! Peut-être que cela est propre à ce concessionnaire mais ça s’est passé comme ça pour nous.

Quelques jours plus tard, le voyant « check engine » (moteur en france) s’est allumé en orange et nous sommes retournés chez le concessionnaire dans le cadre de la garantie légale d’un mois (OU 1700km). Visiblement, il s’agissait d’un problème de fermeture de la vanne d’essence. Problème « rectifié » par le garagiste. Cependant, quelques jours plus tard (sans avoir de nouveau toucher au réservoir) ce voyant s’est de nouveau allumé. Le RDV est pris avec le garage. Vraisemblablement ce voyant s’allume uniquement dans les cas suivants: problème de fermeture de la vanne essence, problème de transmission électronique avec le moteur ou problème de système pollution. A première vue, rien qui n’affecte le bon « fonctionnement » de la voiture, mais nous profitons de la garantie tant qu’elle est dispo !

Et vous, comment s’est passé l’achat de votre véhicule au Québec (ou ailleurs) ?

A venir : le changement de nos permis français en permis québécois 🙂

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